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//24 septembre 2009

Facebook déverse son contenu sur Twitter

Sources : Michael Gummelt, auteur de cette nouvelle fonctionnalité , Les Echos  et La Tribune

 Depuis le 22 août dernier, les détenteurs d’une page publique sur Facebook (célébrités, politiciens, chanteurs, entreprises, médias…) ont à leur disposition une nouvelle fonctionnalité leur permettant de mettre à jour, depuis leur page facebook, leur interface Twitter. Exit donc les doubles saisies … les utilisateurs peuvent désormais publier automatiquement le contenu issu de Facebook sur Twitter

Comme le détaille Les Echos « ce nouvel outil [ ] pourrait s’apparenter à un rapprochement entre les deux services… ou pas. Car l’internaute qui reste et gère depuis Facebook son compte Twitter, c’est évidemment du trafic en moins pour le service de micro-blogging. De plus, Facebook n’intégrant pas toutes les spécificités de Twitter, notamment la longueur limitée des messages à 140 caractères, certaines mises à jours trop longues seront coupées, tronquées et suivies d’un lien raccourci « bit.lu », pour lire l’intégralité du message postée directement sur une page Facebook. ». Or, la plupart des utilisateurs de Twitter utilisent les liens pour proposer un contenu à valeur ajoutée, et non pas pour voir la version intégrale d’un message ».

L’offensive de Facebook contre Twitter s’intensifie avec cette nouvelle fonctionnalité. Elle s’était déjà illustrée au début du mois d’août lorsque Facebook avait annoncé avoir mis la main sur FriendFeed et son équipe, d’anciens poids-lourds de chez Google. Ces derniers devaient rejoindre l’équipe Facebook et faire profiter aux utilisateurs du site des innovations qu’ils ont développées pour FriendFeed.

C’est donc une revanche pour Facebook qui avait, en vain, tenté de racheter Twitter en 2008. Sa nouvelle conquête FriendFeed née en 2007 est spécialisée dans le domaine de la socialisation sur internet et permet, au même titre que Twitter, de publier un message de 140 caractères et de partager ses activités en temps réel.

Ce rachat permettra, par ailleurs, à Facebook de lancer prochainement une fonction de recherche performante (déjà développée par Friendfeed) pour concurrencer Twitter Search, baptisé le Google de l’instantané.

//23 septembre 2009

Qui a dit qu’Internet préservait l’anonymat des blogueurs ?

Source : Le Parisien  

Une blogueuse qui harcelait de commentaires diffamatoires une mannequin canadienne vient d’être épinglée sur la toile et son identité dévoilée par le propre hébergeur de son blog.

La mannequin victime a porté plainte près le Tribunal de New York contre l’auteur des propos et a réclamé son identification. Le Tribunal lui a finalement donné gain de cause en contraignant l’hébergeur du blog, en l’espèce Google Blog, a révéler son identité. Une première outre atlantique, qui, comme le souligne le Parisien « sonne comme un coup de tonnerre dans l’univers des blogueurs » qui se croyaient jusque là protégés par l’anonymat de la toile.

Internet : zone de non droit ?

Google a indiqué «être du côté des victimes de harcèlement» [et] « soucieux du respect de la vie privée » et « ne [procurera] des informations sur un utilisateur que pour obtempérer à une décision »

Alors à tous blogueurs malintentionnés…salut !

//21 septembre 2009

Présidentielles 2012 et si l’on se donnait RDV sur la toile !

Le débat politique se fera sur la toile ou ne se fera pas. C’est ce que laissent à penser les initiatives actuellement menées par divers partis politiques. Tous souhaitent s’illustrer sur le web pour prendre la parole sur le cyber espace public, à l’instar de Barack Obama lors des présidentielles de 2008.

Le décryptage de sa campagne web  par les services de communication UMP et PS est, certes, pour quelque chose, dans le déploiement de cette armada e-marketing pour créer « l’e-rencontre » avec les internautes citoyens et militants français.

Internet devient ainsi le nouveau terrain de jeu de nos protagonistes politiques et le début d’année 2010 annonce leur « rentrée numérique » avec, notamment, le lancement cet automne, de leur plateforme d’échanges et de partage. Mais Internet a ses propres règles du jeu, que nos partis politiques, ne semblent pas toujours maîtriser… Lisez plutôt !

Les créateurs du possible : le réseau social de l’UMP !

La presse ne s’en est pas encore fait largement l’écho mais la campagne de 2012 de Nicolas Sarkozy sera belle et bien tournée vers Internet et le web.2, en témoigne, le lancement prochain du site de l’UMP « les créateurs du possible » révélée fin juillet dernier par le Canard enchainé. Ce site qualifié de « facebook dédié à l’UMP pour les élections de 2012 » par les membres de la cellule web du parti permettra de toucher un public plus jeune et de s’adresser directement aux Français. Exit donc le recours à la presse et aux médias traditionnels ! A noter également qu’au cours du 4 trimestre 2009 le site de l’Elysée subira un lifting pour revêtir les traits  d’« une véritable plate-forme d’échanges »  d’après Franck Louvrier, le conseiller en communication de Nicolas Sarkozy .

Petite ombre au tableau : le nom de domaine du nouveau réseau social « les créateurs du possible.com » n’a pas été déposé et des internautes s’en sont déjà emparés. Carton jaune donc pour l’UMP !

Coopol la plateforme web du PS

Le PS, emmené par Benoît Thieulin, l’artisan de la campagne web de Ségolène Royal, lancera cet automne Coopol, un réseau social pour militants socialistes qui s’inspire de ce qu’avait développé Barack Obama lors des présidentielles de 2008. Coopol c’est la contraction de coordination (ou coopération) et de politique. Le hic c’est que CooPol est un programme de coopération entre la France et la Chine qui a pour but « de développer des coopérations entre ces structures par le Ministère français de l’Économie des Finances et de l’Emploi et par le Ministère chinois de la Science et Technologie. »

Pas de bol donc pour Coopol qui risque fort de changer prochainement de nom. Carton jaune également pour le PS !

 A suivre…

//24 août 2009

Les raisons qui poussent les internautes à Twitter?

 

Source : emarketer.com  

Dans son article du 28 juillet dernier, emarketers nous présentait les résultats du baromètre « consumer internet » créé par TNS en partenariat avec The Conference Board sur les raisons qui conduisent les internautes à utiliser Twitter. C’est aussi une bonne occasion pour nous de revenir sur les spécificités de ce nouveau « micro-blog » et de comprendre ce que recouvrent exactement les termes de « tweet », « tweeter », « tweeteur », ou encore « tweeple » qui sont en passe d’entrer dans notre langage courant plus vite qu’on ne l’imagine.

Alors, prêts à tweeter ?

Littéralement la traduction de « tweet » signifie en français « pépiément », le cri des jeunes oiseaux ; celui de « Tweeter » « haut-parleur ». A l’image de Facebook, plus populaire (à ce jour) en France, il permet de publier immédiatement en ligne du contenu textuel. Mais l’espace dédié pour la mise à jour des textes est plus grand que celui proposé par Facebook même s’il reste limité à 140 caractères. Cette limitation dans le contenu textuel fait donc de Twitter un micro-blog.

Les tweets (ou messages de mise à jour) peuvent être transmis à Twitter par différents modes : messages instantanée, email, téléphones portables ou directement via un site web, partenaire de Twitter, en utilisant le symbole « @ » avant son nom d’utilisateur. C’est, par ailleurs, ce dernier type de partenariat qui a été mis en place avec CBS News et Ulstream à l’occasion des obsèques de Michael Jackson.(cf notre article La Mort de Michael Jackson, un coup de pub planétaire pour internet ) et qui a permis aux internautes de visionner des événements en direct tout en postant des commentaires depuis les sites CBS News ou Twitter. Cette spécificité explique, en partie, la réussite et l’audience grandissante de Twitter aux Etats-Unis et son succès attendu en France dans les prochains mois.

Les Twitteurs suivent (follow) d’autre Tweeple (contraction de « Tweeter » et « people »déjà présents sur Twitter) pour recevoir ou envoyer des Tweets.

L’utilisation de Twitter s’étend aussi aux pratiques commerciales puisqu’il n’est pas rare de trouver des tweets qui annoncent des offres commerciales ou des événements, ce qui recèle un indéniable potentiel d’audience pour les marques…

Après ce bref décryptage, voici les résultats du baromètre sur les raisons qui poussent, à ce jour, les internautes à utiliser Twitter :

41,6% des internautes l’utilisent pour rester en contact avec leurs amis, 29,1% pour mettre à jour leur statut, 9.4% pour effectuer des recherches. Sur ce dernier point, il est vrai que Twitter vous permet de demander conseil aux Tweeple ou d’être averti d’une cause etc…

L’analyse par sexe, nous révèle que les femmes comme les hommes sont, en premier lieu, motivés par le désir de rester en contact avec leurs amis. En revanche, on note ensuite que les hommes sont davantage intéressés par la recherche d’actualité alors que les femmes s’attachent à mettre à jour leur statut.

L’analyse par tranche d’âge nous enseigne que les – de 35 ans préfèrent changer leur statut quand leurs homologues seniors utilisent le service dans un but lié au travail.

Le Tweeter moyen interagit principalement avec des amis et la famille. Les femmes interagissent davantage avec des amis, la famille et des célébrités que les hommes qui préfèrent suivre des bloggeurs.

Alors prêts à créer votre profil sur Tweeter ? Attention même si l’inscription est d’une simplicité déconcertante, la complexité de Twitter est réelle. Une complexité qui réside dans la nature du réseau qu’il permet de créer et dans les usages qu’en font les utilisateurs : les Twitteurs ne sont pas nécessairement connectés aux Tweeple qu’ils suivent ou lisent, contrairement à Facebook. Le réseau est donc particulièrement long à mettre en place. Mais le mieux, pour comprendre, reste encore d’essayer.

//6 août 2009

La Mort de Michael Jackson, un coup de pub planétaire pour internet

La mort de Jackson, au-delà de la disparition d’un mythe, marquera l’histoire… d’internet. L’annonce du décès de l’artiste a déferlé sur le web à la vitesse d’un tsunami et constitue un évènement planétaire sans précédent… riche d’enseignements sur le plan de la communication on-line. Décrytage.

Un événement planétaire sans précédent….

Le nombre de connexions générées et les audiences «records» jamais atteintes ont fait vaciller le net. En effet, aux Etats-Unis, Google, Twitter, Facebook et d’autres ont eu du mal à résister à une telle fréquentation. Selon le journal du net : «au cours de la semaine du 20 au 27 juin, près de 10millions d’internautes ont tapé le nom de la star dans l’un des 25 principaux moteurs de recherche, sites d’information ou réseaux sociaux. Un chiffre d’autant plus impressionnant que le chanteur est décédé le 25 juin»

Yahoo, par exemple déclare avoir atteint 16.4 millions de visiteurs uniques en un jour soit 1.3 millions de visiteurs de plus que lors du jour de l’élection du Président Barack Obama, son précédent record.

Avec 61% des connexions enregistrées sur son agrégateur d’actualité, Google occupe la 1ère place du classement. Submergé de requête « michael jackson », Google a d’abord cru à un virus. Pendant les 25 minutes suivant la confirmation de la mort de l’artiste, les internautes pouvaient lire dans la page de résultats : « Nous sommes désolés, votre requête ressemble étrangement à des requêtes automatisées provenant d’un virus informatique ou d’une application de type spyware. Nous devons protéger avant tout nos utilisateurs et ne pouvons traiter votre requête pour l’instant. »

Wikipedia a, par ailleurs, été bloqué face à l’afflux massif des contributeurs internautes sur la page de l’artiste.

La place occupée par les réseaux sociaux dans le relai de l’informationpar rapport aux médias traditionnels est, tout autant, i n é d i t e. Le trafic a, en effet, doublé sur le site de micro-blogging Twitter et triplé sur Facebook ce qui, au demeurant, consacre le web social au rang de «média» et non plus à celui de simple gadget. Le web social a, en l’espèce, contribué à la diffusion massive et rapide d’une information chaude via la conversation, la production et l’échange de contenus. Par ailleurs, les personnalités et amis de la star ont délaissé les communiqués de presse traditionnels au profit de Twitter pour témoigner et rendre hommage à la star disparue. Twitter gagne ainsi du terrain et affirme sa nouvelle domination dans les réseaux sociaux. (cf notre article du 10/07/09 Réseau social contre sites de partage…à qui perd gagne).

Enfin, la mort de Michael Jackson consacre plus généralement «internet» au rang de super stardes médias dans la diffusion de l’information. Elle révèle, par ailleurs, une nouvelle hiérarchisation des médias dans le traitement de l’actualité: le web pour annoncer, la télévision pour confirmer (et illustrer), la presse pour décrypter.

C’est, en effet, sur le web et plus précisément sur le site internet – TMZ.com - site spécialisé dans les coulisses du monde du divertissement US et réputé fiable que la première annonce de la mort de Michael Jackson a été faite et pas, comme à l’accoutumée, dans les médias traditionnels.

… riche d’enseignements au niveau marketing !

Internet est le média incontournable pour diffuser une information chaude. L’accès à l’information numérique est en passe de devenir un droit fondamental ce qu’attestent les chantiers actuellement menés pour lutter contre la fracture numérique. (cf dernière proposition de loi adoptée en 1ère lecture par le sénat en France, le 21/07 dernier)

Internet is business Les disquaires en ligne ont réalisé un véritable succès commercial suite à l’annonce du décès de Michael Jackson. Selon Nielsen SoundScan, «57% des ventes de ses albums étaient des téléchargements.[ ] et 2,3 millions de morceaux de Michael Jackson ont été téléchargés en une semaine».

Plus généralement, la question est aujourd’hui de savoir comment les acteurs de la grande consommation doivent utiliser internet ou exploiter ce type d’événement dans leur stratégie de marque ?.

Le web social a, pour sa part, confirmé, pour ceux qui en doutaient encore, sa puissance et son potentiel pour les marques qui souhaitent susciter du bouche à oreille (positif) via une stratégie conversationnelle.

La force d’internet tient à la vidéo et à l’interactivité qui place l’internaute en tant qu’acteur et permet de suivre en direct ses réactions via les commentaires postés. La chaîne CNN est la première à avoir tiré profit de cette force en s’associant avec Facebook en janvier dernier à l’occasion de la cérémonie d’investiture de Barack Obama. À gauche de la fenêtre, on pouvait voir la vidéo et à droite, les statuts Facebook des internautes. Cette initiative avait attiré 27 millions de personnes et 1,5 millions de mises à jour de statuts.

Lors des obsèques de Michael Jackson, CNN a renouvelé ce partenariat qui s’est soldé par un succès: 6000 messages Facebook par minute étaient diffusés sur l’écran CNN dans un encadré. CBS News a proposé un flux associé à des commentaires en direct grâce à Ustream, un portail vidéo permettant de visionner des événements en direct tout en postant des commentaires depuis le site Ustream ou Twitter. Fox News s’est associé avec Hulu, un site gratuit de vidéo à la demande, pour une autre diffusion en direct. Enfin, MySpace a diffusé la cérémonie avec AEG, au-dessus d’une page de réactions. En France, c’est LCI.fr qui a fait preuve d’audace en diffusant la cérémonie, avec une intégration de Facebook Connect, la solution d’identification proposée par Facebook qui permet à n’importe quel site demandant une identification de déléguer celle-ci au site communautaire.

Pour conclure, les partenariats des marques avec les sites communautaires relèvent encore d’une démarche audacieuse. Pourtant, ils devraient leur garantir une visibilité sur des carrefours d’audience et transformer ainsi leurs fans en ambassadeurs de marque… S’il est encore marginal aujourd’hui, ce marché de la publicité est pourtant promis à un bel avenir. Il ne reste plus qu’à convaincre les annonceurs :).

//10 juillet 2009

Réseau social contre site de partage … à qui perd-gagne…

En mai 2009 Facebook est passé devant Myspace. En tout juste un an Facebook a enregistré une évolution fulgurante du nombre de ses visiteurs aux Etats-Unis (+97%). D’après Comscore, Facebook totaliserait 70,278,000 visiteurs uniques contre 70,255,000 pour MySpace.

Pour autant, MySpace conserve sa première place en matière de revenus publicitaires avec 31,8 millions soit 47% du total de la publicité générée sur les sites de réseaux sociaux. Mais les marketers américains parient désormais davantage sur Facebook qui tend à devenir le « go-to social networking site ». Reste à savoir si les solutions publicitaires sauront attirer l’adhésion des internautes.

A suivre également de près, l’expansion de Twitter, l’un des derniers nés, qui occupe déjà la troisième place du peloton en terme d’audience. Gardons un œil sur son évolution car il est fort à parier qu’il jouera prochainement un rôle important en matière de publicité. Comme toujours, la question du « business model » sera centrale pour attirer les annonceurs et susciter l’intérêt des utilisateurs. Comme toujours, la question du « business model » sera centrale pour attirer les annonceurs et susciter l’intérêt des utilisateurs. Plus d’info…

S’il y a bien une « marque » qui a su surfer avec succès sur la vague des réseaux sociaux et séduire…. les internautes, c’est bien Barack Obama. Il a réussi à s’imposer comme le « candidat des réseaux » grâce à une stratégie de marque finement orchestrée. Pas étonnant, par ailleurs, que sa campagne présidentielle ait été consacrée par le jury Titanium et Integrated du festival international de la publicité à Cannes (Cannes Lions Festival) le 26 juin dernier. Considérée comme un « cas d’école » par David Droga, Président du jury, elle devrait, cette fois, attirer l’attention… des annonceurs.

Retrouvez la vidéo qui commente la campagne audacieuse du Président américain. Comme le disait le révolutionnaire Danton « Pour [ ] vaincre, il nous faut de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace ». Jugez plutôt…

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