Opinions
//23 septembre 2009

mail@myspace.com: le nouveau service mail de MySpace

Source : les Echos

Avec MySpace Mail c’est 130 millions d’utilisateurs qui pourront communiquer et partager des contenus avec des interlocuteurs au sein et à l’extérieur du réseau MySpace.

Cette entrée dans le domaine de la messagerie placerait potentiellement le site, selon ses dirigeants, au rang de 2ème fournisseurs de services emails aux Etats-Unis et 4ème dans le monde.

Mais il devra affronter la concurrence des Gmail, Yahoo ou encore hotmail et de son rival Facebook ! La bataille risque d’être rude.

//23 septembre 2009

Qui a dit qu’Internet préservait l’anonymat des blogueurs ?

Source : Le Parisien  

Une blogueuse qui harcelait de commentaires diffamatoires une mannequin canadienne vient d’être épinglée sur la toile et son identité dévoilée par le propre hébergeur de son blog.

La mannequin victime a porté plainte près le Tribunal de New York contre l’auteur des propos et a réclamé son identification. Le Tribunal lui a finalement donné gain de cause en contraignant l’hébergeur du blog, en l’espèce Google Blog, a révéler son identité. Une première outre atlantique, qui, comme le souligne le Parisien « sonne comme un coup de tonnerre dans l’univers des blogueurs » qui se croyaient jusque là protégés par l’anonymat de la toile.

Internet : zone de non droit ?

Google a indiqué «être du côté des victimes de harcèlement» [et] « soucieux du respect de la vie privée » et « ne [procurera] des informations sur un utilisateur que pour obtempérer à une décision »

Alors à tous blogueurs malintentionnés…salut !

//22 septembre 2009

Sites d’information : recherche modèle économique désespérément !

C’est un peu la course aux nouvelles sources de revenus pour les sites d’information gratuits, une course qui s’accélère d’autant plus vite dans un contexte de crise publicitaire.  Recherche modèle économique désespérément  pour atteindre l’équilibre financier est le leitmotiv dont les directions financières et les rédactions de ces sites se font actuellement l’écho.

Les intéressés hésitent et tâtonnent entre différents modèles : publicité ciblée (contextuelle, comportementale, personnalisée) , sponsoring d’univers thématiques, vente de contenus à des éditeurs, abonnements, développements de services en ligne (boutiques et ventes de goodies), ou encore incrustation publicitaire …. Les initiatives ne manquent pas. Plutôt audacieuse, l’incrustation … Jugez plutôt avec cette offre commerciale pour Voyagessncf.com que nous avons relevé cet été dans un article du Figaro.fr ayant pour toile de fond la « première baignade pour le couple Sarkozy :

copieEcranPubSNCFlefigaro

Dans cet article, les mots en rapport avec l’univers du voyage sont incrustés d’un lien qui redirige vers une fenêtre invitant l’internaute à s’offrir la 1ère classe en TGV !

Originale, mais tout aussi symptomatique des difficultés économiques rencontrées par le secteur de la presse en ligne, est la levée de fonds auprès des internautes. Le site Rue89 invite ses lecteurs à construire un mur virtuel.  En participant à sa construction, par l’achat de briques d’une valeur de  15 à 349 euros pour une année, l’internaute affiche son soutien au modèle de presse de Rue89 et participent financièrement  à sa survie.

Autre modèle en discussion : celui d’une licence globale. Les dirigeants de Libération défendent la création d’une licence globale pour la presse en ligne. Ils ont, par ailleurs,  présenté mi-août un projet visant à faire payer les internautes, via leur fournisseur d’accès à Internet, pour une offre globale d’articles en ligne proposés sur les sites de presse d’information générale et politique.  Selon le journal du net «chaque éditeur de site serait rémunéré en fonction de son trafic, de la durée de consultation de son site, ainsi que de la taille de sa rédaction. Ce modèle permettrait de maintenir un accès libre de l’information aux internautes.

La survie de la presse en ligne passera-elle par la création de cette licence globale ? Les internautes et les FAI devront-ils mettre la main au porte-monnaie ? La question reste posée et mérite que l’on suive l’évolution des discussions.

 

//21 septembre 2009

Publicis : plus fort dans le numérique avec le rachat de Razorfish, l’agence de communication internet de Microsoft

C’est officiel depuis le 9 août dernier et les négociations n’auront duré que quelques semaines. Le groupe Publicis a été choisi, parmi les grands groupes de communication mondiaux (Omnicom , Interpublic, WPP, Dentsu),.par le Groupe Microsolft, pour racheter son agence internet Razorfish. Cette opération renforce Publicis dans les métiers du numérique. En effet Razorfish créée en 1995, qui est présente dans huit pays, est spécialisée dans le développement sur Internet (création et mise en ligne), la communication (campagnes publicitaires sur Internet) et le marketing des réseaux sociaux pour des clients comme Ford, McDonald’s etc… en plus de Microsoft

Selon Maurice Lévy, président du directoire du groupe français, Publicis devrait, à terme, réaliser ¼ de son chiffre d’affaires dans le numérique.

Autre point important de ce rachat : la participation de Microsoft dans le capital de Publicis à hauteur de 3%. Cette prise de participation place Microsoft comme l’un des principaux actionnaires de Publicis. Elle devrait, par ailleurs, permettre au groupe français d’obtenir des prix intéressants pour ses clients lors de l’achat de publicités en ligne (display) et de liens sponsorisés. Comme le souligne Les Echos : « l’acquisition de Razorfish se double de la signature d’un partenariat stratégique entre Publicis et Microsoft. [qui prévoit que ] pendant cinq ans, les deux groupes vont coopérer étroitement : Publicis s’engagera sur un certain volume d’achats sur les sites de Microsoft, et, en contrepartie, Razorfish restera l’agence de référence de Microsoft sur Internet. »[ ]   un accord très engageant pour Publicis, puisqu’il fait le pari du succès des sites de Microsoft, et notamment de Bing, son nouveau moteur de recherche. Et ce, alors que le groupe de Redmond mise plus que jamais sur le succès de Bing et sur l’alliance qu’il vient d’annoncer avec Yahoo! pour contrer l’omnipotence de Google dans le domaine de la recherche sur la Toile. »

//21 septembre 2009

Monétisation des vidéos en ligne : le « mariage de Jill et Kevin » en passe de devenir un cas d’école !

Source : googleblog

Flash back 

C’était le 19 juillet dernier, deux américains, Jill et Kevin s’apprêtent à se dire « oui» après une entrée très remarquée et peu orthodoxe dans l’église. C’est, en effet, sur le rythme de « forever » une musique de l’artiste R&B Christ Brown, chouchou des charts américains de l’été 2008, qu’ils ont choisi de s’unir pour la vie.

Surprise assurée pour les convives autant que pour les internautes qui découvrent la vidéo amateur sur Youtube. Dès sa mise en ligne la fascination opère, le buzz fonctionne et en moins d’un week-end plus de 10 000 connections sont enregistrées pour voir et revoir la chorégraphie des jeunes mariés… de quoi attirer l’attention de Google (propriétaire de youtube).

Jusque là …pas de quoi en faire un cas d’école. Pourtant, derrière la popularité d’une vidéo amateur sur fond de musique entrainante se cache la question des droits d’auteur et celle de la monétisation des contenus numériques autant pour les détenteurs des droits que pour l’hébergeur. Devant l’ampleur du buzz et grâce à sa technologie de fingerprinting (une solution d’identification et de filtrage des contenus vidéos protégés par des droits d’auteur qui laisse, par ailleurs, une place possible à un business modèle publicitaire) YouTube a alerté les détenteurs de « Forever », en l’espèce Sony music,  afin qu’ils puissent faire valoir et monétiser leurs droits :

Les solutions ou alternative pour les détenteurs des droits d’auteur

1/ Interdire purement et simplement la vidéo 

2/ Incruster de la publicité ou des liens « click to pay » (cliquez pour acheter) sur la vidéo

La première solution, vous l’aurez compris, c’est prendre le risque de se tailler une réputation négative à la vitesse grand V auprès de millions d’internautes dans le monde ; la seconde c’est faire le choix de surfer sur cet élan de popularité pour relancer celle de l’artiste et booster les ventes d’un single vieux d’un an. Sony a joué la carte de l’e-business en privilégiant cette dernière.

Les résultats 

-          une montée en flèche de la requête «Chris Brown Forever » sur youtube comme en témoigne le graphique ci-dessous

chris_brown_forever

 -          une4e position pour le titre dans les charts iTunes et 3ème sur Amazon.

-          un  taux de clic CTR ou Click Through Rate (correspondant  au nombre de clics effectués sur une annonce divisé par le nombre d’affichages de l’annonce) 2.5 fois plus élevé qu’habituellement

-          un impact sur le clip officiel de Chris Brown et donc sur les ventes de l’artiste

Cet exemple est bel et bien le cas d’école qui illustre que la monétisation des contenus vidéos est promise à un bel avenir.

Quid du modèle économique de youtube dans tout ça ?

Google s’est saisi du phénomène «JK wedding entrance dance» pour remettre à l’ordre du jour la question de l’efficacité promotionnelle de youtube, trop souvent décriée. Sur son blog, il explique que la plateforme peut générer des bénéfices. Mais dans quelle proportion et selon quelles modalités ? Interrogé par 20minutes.fr, Google a refusé de donner un chiffre mais commente que «les accords sur du clic-to-buy varient. Parfois, YouTube perçoit une commission si un achat est effectué, et parfois pas». Plus généralement, «quand une compagnie décide de monétiser une vidéo, les bénéfices sont partagés» avec YouTube ».

//21 septembre 2009

40% de tweets futiles sur Twitter !

Le mois dernier, nous vous avions présenté les spécificités du nouveau « micro-blog» twitter et les raisons qui conduisent les internautes à twitter . Revenons ce mois-ci sur les résultats d’une étude américaine menée par Pear Analytics qui a décortiqué le contenu  de  2.000 « tweets » (messages de mise à jour) pris au hasard  et diffusés par des internautes en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. L’objectif de l’étude : classer les contenus dans les six catégories suivantes :

actualités, spam, auto-promo, bavardages futiles, conversation et informations à faire passer.

Résultat : la catégorie « bavardages futiles » occupe la première place du podium avec  811 tweets  soit  40,55% des 2000 tweets passés au crible.  Arrivent en deuxième position « seulement » avec un taux de  37.5%, les tweets de conversation (sujets favorisant  discussions et échanges).  La troisième place est attribuée aux   » informations à faire passer » et représentent 8,7% des tweets sondés. Suivent  ensuite  l’auto-promotion , les spams et les informations émanant d’organes de presse avec respectivement 5,85% , 3,75% et 3.6%.

Cette étude sera menée tous les trimestres par Pear Analytics et nous permettra de suivre les tendances du microblogging et de revenir régulièrement sur l’évolution des  usages et comportements des internautes.

//24 août 2009

Les raisons qui poussent les internautes à Twitter?

 

Source : emarketer.com  

Dans son article du 28 juillet dernier, emarketers nous présentait les résultats du baromètre « consumer internet » créé par TNS en partenariat avec The Conference Board sur les raisons qui conduisent les internautes à utiliser Twitter. C’est aussi une bonne occasion pour nous de revenir sur les spécificités de ce nouveau « micro-blog » et de comprendre ce que recouvrent exactement les termes de « tweet », « tweeter », « tweeteur », ou encore « tweeple » qui sont en passe d’entrer dans notre langage courant plus vite qu’on ne l’imagine.

Alors, prêts à tweeter ?

Littéralement la traduction de « tweet » signifie en français « pépiément », le cri des jeunes oiseaux ; celui de « Tweeter » « haut-parleur ». A l’image de Facebook, plus populaire (à ce jour) en France, il permet de publier immédiatement en ligne du contenu textuel. Mais l’espace dédié pour la mise à jour des textes est plus grand que celui proposé par Facebook même s’il reste limité à 140 caractères. Cette limitation dans le contenu textuel fait donc de Twitter un micro-blog.

Les tweets (ou messages de mise à jour) peuvent être transmis à Twitter par différents modes : messages instantanée, email, téléphones portables ou directement via un site web, partenaire de Twitter, en utilisant le symbole « @ » avant son nom d’utilisateur. C’est, par ailleurs, ce dernier type de partenariat qui a été mis en place avec CBS News et Ulstream à l’occasion des obsèques de Michael Jackson.(cf notre article La Mort de Michael Jackson, un coup de pub planétaire pour internet ) et qui a permis aux internautes de visionner des événements en direct tout en postant des commentaires depuis les sites CBS News ou Twitter. Cette spécificité explique, en partie, la réussite et l’audience grandissante de Twitter aux Etats-Unis et son succès attendu en France dans les prochains mois.

Les Twitteurs suivent (follow) d’autre Tweeple (contraction de « Tweeter » et « people »déjà présents sur Twitter) pour recevoir ou envoyer des Tweets.

L’utilisation de Twitter s’étend aussi aux pratiques commerciales puisqu’il n’est pas rare de trouver des tweets qui annoncent des offres commerciales ou des événements, ce qui recèle un indéniable potentiel d’audience pour les marques…

Après ce bref décryptage, voici les résultats du baromètre sur les raisons qui poussent, à ce jour, les internautes à utiliser Twitter :

41,6% des internautes l’utilisent pour rester en contact avec leurs amis, 29,1% pour mettre à jour leur statut, 9.4% pour effectuer des recherches. Sur ce dernier point, il est vrai que Twitter vous permet de demander conseil aux Tweeple ou d’être averti d’une cause etc…

L’analyse par sexe, nous révèle que les femmes comme les hommes sont, en premier lieu, motivés par le désir de rester en contact avec leurs amis. En revanche, on note ensuite que les hommes sont davantage intéressés par la recherche d’actualité alors que les femmes s’attachent à mettre à jour leur statut.

L’analyse par tranche d’âge nous enseigne que les – de 35 ans préfèrent changer leur statut quand leurs homologues seniors utilisent le service dans un but lié au travail.

Le Tweeter moyen interagit principalement avec des amis et la famille. Les femmes interagissent davantage avec des amis, la famille et des célébrités que les hommes qui préfèrent suivre des bloggeurs.

Alors prêts à créer votre profil sur Tweeter ? Attention même si l’inscription est d’une simplicité déconcertante, la complexité de Twitter est réelle. Une complexité qui réside dans la nature du réseau qu’il permet de créer et dans les usages qu’en font les utilisateurs : les Twitteurs ne sont pas nécessairement connectés aux Tweeple qu’ils suivent ou lisent, contrairement à Facebook. Le réseau est donc particulièrement long à mettre en place. Mais le mieux, pour comprendre, reste encore d’essayer.

//17 août 2009

Offres de publicité comportementale : l’UDA prend position

 

L’UDA (l’Union des Annonceurs) débat actuellement avec le Forum des droits sur l’internet et le Conseil national de la consommation pour que « la publicité ciblée trouve la confiance des consommateurs » et qu’elle respecte la sphère privée des internautes. Que recouvre exactement le terme de « publicité ciblée », quelles sont les différentes formes qu’elle peut prendre ?. L’occasion ici nous est donnée de faire le point.

Il existe, à ce jour, trois formes de publicité ciblée dont la CNIL nous donne les définitions suivantes :

1- La publicité contextuelle : « une publicité choisie en fonction du contenu immédiat fourni à l’internaute. Ainsi, le produit ou service vanté dans la publicité contextuelle est choisi en fonction du contenu textuel de la page dans laquelle la publicité s’insère. »
2- La publicité personnalisée : « une publicité choisie en fonction des caractéristiques connues de l’internaute (âge, sexe, localisation etc…) qu’il a lui-même renseigné, par exemple en s’inscrivant à un service. »
3- La publicité comportementale : « une publicité qui vise à étudier les caractéristiques de l’internaute à travers ses actions (visites successives de sites, interactions, mots clés, production de contenus en ligne etc …) pour en déduire son profil et lui proposer des publicités adaptées. »

La collecte de ces informations pose un certain nombre de questions notamment en matière d’immixtion dans la sphère privée ou encore de mise en place de pratiques commerciales discriminatoires.

Dans le contexte actuel d’accroissement de l’offre de la publicité ciblée, l’UDA a souhaité s’exprimer sur le sujet en commençant par dresser un état des lieux des bonnes pratiques déjà mise en œuvre :

- l’information de l’internaute sur le caractère ciblé des messages,
- le respect de sa vie privée (possibilité de choisir les messages ciblés, de s’y opposer…),
- le respect particulier de certaines catégories d’internautes et des informations à caractère sensible,
- la sécurité des informations recueillies (durée de conservation des informations…),
- la prise en compte par les prestataires techniques du cadre juridique et des bonnes pratiques applicables.


L’objectif sera, à terme, de permettre la rédaction, au niveau mondial, d’un code de bonnes conduites à l’usage de l’ensemble des professionnels de ce marché. Plus d’info sur le site de l’UDA 

//6 août 2009

La Mort de Michael Jackson, un coup de pub planétaire pour internet

La mort de Jackson, au-delà de la disparition d’un mythe, marquera l’histoire… d’internet. L’annonce du décès de l’artiste a déferlé sur le web à la vitesse d’un tsunami et constitue un évènement planétaire sans précédent… riche d’enseignements sur le plan de la communication on-line. Décrytage.

Un événement planétaire sans précédent….

Le nombre de connexions générées et les audiences «records» jamais atteintes ont fait vaciller le net. En effet, aux Etats-Unis, Google, Twitter, Facebook et d’autres ont eu du mal à résister à une telle fréquentation. Selon le journal du net : «au cours de la semaine du 20 au 27 juin, près de 10millions d’internautes ont tapé le nom de la star dans l’un des 25 principaux moteurs de recherche, sites d’information ou réseaux sociaux. Un chiffre d’autant plus impressionnant que le chanteur est décédé le 25 juin»

Yahoo, par exemple déclare avoir atteint 16.4 millions de visiteurs uniques en un jour soit 1.3 millions de visiteurs de plus que lors du jour de l’élection du Président Barack Obama, son précédent record.

Avec 61% des connexions enregistrées sur son agrégateur d’actualité, Google occupe la 1ère place du classement. Submergé de requête « michael jackson », Google a d’abord cru à un virus. Pendant les 25 minutes suivant la confirmation de la mort de l’artiste, les internautes pouvaient lire dans la page de résultats : « Nous sommes désolés, votre requête ressemble étrangement à des requêtes automatisées provenant d’un virus informatique ou d’une application de type spyware. Nous devons protéger avant tout nos utilisateurs et ne pouvons traiter votre requête pour l’instant. »

Wikipedia a, par ailleurs, été bloqué face à l’afflux massif des contributeurs internautes sur la page de l’artiste.

La place occupée par les réseaux sociaux dans le relai de l’informationpar rapport aux médias traditionnels est, tout autant, i n é d i t e. Le trafic a, en effet, doublé sur le site de micro-blogging Twitter et triplé sur Facebook ce qui, au demeurant, consacre le web social au rang de «média» et non plus à celui de simple gadget. Le web social a, en l’espèce, contribué à la diffusion massive et rapide d’une information chaude via la conversation, la production et l’échange de contenus. Par ailleurs, les personnalités et amis de la star ont délaissé les communiqués de presse traditionnels au profit de Twitter pour témoigner et rendre hommage à la star disparue. Twitter gagne ainsi du terrain et affirme sa nouvelle domination dans les réseaux sociaux. (cf notre article du 10/07/09 Réseau social contre sites de partage…à qui perd gagne).

Enfin, la mort de Michael Jackson consacre plus généralement «internet» au rang de super stardes médias dans la diffusion de l’information. Elle révèle, par ailleurs, une nouvelle hiérarchisation des médias dans le traitement de l’actualité: le web pour annoncer, la télévision pour confirmer (et illustrer), la presse pour décrypter.

C’est, en effet, sur le web et plus précisément sur le site internet – TMZ.com - site spécialisé dans les coulisses du monde du divertissement US et réputé fiable que la première annonce de la mort de Michael Jackson a été faite et pas, comme à l’accoutumée, dans les médias traditionnels.

… riche d’enseignements au niveau marketing !

Internet est le média incontournable pour diffuser une information chaude. L’accès à l’information numérique est en passe de devenir un droit fondamental ce qu’attestent les chantiers actuellement menés pour lutter contre la fracture numérique. (cf dernière proposition de loi adoptée en 1ère lecture par le sénat en France, le 21/07 dernier)

Internet is business Les disquaires en ligne ont réalisé un véritable succès commercial suite à l’annonce du décès de Michael Jackson. Selon Nielsen SoundScan, «57% des ventes de ses albums étaient des téléchargements.[ ] et 2,3 millions de morceaux de Michael Jackson ont été téléchargés en une semaine».

Plus généralement, la question est aujourd’hui de savoir comment les acteurs de la grande consommation doivent utiliser internet ou exploiter ce type d’événement dans leur stratégie de marque ?.

Le web social a, pour sa part, confirmé, pour ceux qui en doutaient encore, sa puissance et son potentiel pour les marques qui souhaitent susciter du bouche à oreille (positif) via une stratégie conversationnelle.

La force d’internet tient à la vidéo et à l’interactivité qui place l’internaute en tant qu’acteur et permet de suivre en direct ses réactions via les commentaires postés. La chaîne CNN est la première à avoir tiré profit de cette force en s’associant avec Facebook en janvier dernier à l’occasion de la cérémonie d’investiture de Barack Obama. À gauche de la fenêtre, on pouvait voir la vidéo et à droite, les statuts Facebook des internautes. Cette initiative avait attiré 27 millions de personnes et 1,5 millions de mises à jour de statuts.

Lors des obsèques de Michael Jackson, CNN a renouvelé ce partenariat qui s’est soldé par un succès: 6000 messages Facebook par minute étaient diffusés sur l’écran CNN dans un encadré. CBS News a proposé un flux associé à des commentaires en direct grâce à Ustream, un portail vidéo permettant de visionner des événements en direct tout en postant des commentaires depuis le site Ustream ou Twitter. Fox News s’est associé avec Hulu, un site gratuit de vidéo à la demande, pour une autre diffusion en direct. Enfin, MySpace a diffusé la cérémonie avec AEG, au-dessus d’une page de réactions. En France, c’est LCI.fr qui a fait preuve d’audace en diffusant la cérémonie, avec une intégration de Facebook Connect, la solution d’identification proposée par Facebook qui permet à n’importe quel site demandant une identification de déléguer celle-ci au site communautaire.

Pour conclure, les partenariats des marques avec les sites communautaires relèvent encore d’une démarche audacieuse. Pourtant, ils devraient leur garantir une visibilité sur des carrefours d’audience et transformer ainsi leurs fans en ambassadeurs de marque… S’il est encore marginal aujourd’hui, ce marché de la publicité est pourtant promis à un bel avenir. Il ne reste plus qu’à convaincre les annonceurs :).

//10 juillet 2009

53 % c’est le pourcentage d’internautes favorables au « tracking »

Le ciblage comportemental ou « Behavioral Targeting » qui consiste à personnaliser les contenus promotionnels en fonction du comportement des internautes et de leurs centres d’intérêt se développent fortement aux Etats-Unis. Selon une étude américaine 53% des internautes seraient prêts à partager leurs données personnelles avec les annonceurs en échange de certains avantages comme l’accès gratuit à des services en ligne. Cette stratégie devrait connaître un avenir prometteur en France. Pour autant, elle est en passe de faire naitre un débat dans l’hexagone et ailleurs. De plus en plus de bannières ou de serveurs publicitaires utilisent les cookies (historiques de nos connexions internet) pour connaitre nos préférences et donc « coller » à nos centres d’intérêt.

A terme, le législateur pourrait commencer à statuer sur la mise en place d’une procédure de type « opt-in » (ou Marketing de permission) – déjà utilisée dans l’univers de l’E-mailing – pour les éditeurs diffusants des bannières publicitaires utilisant les cookies. Il résulterait pour ces derniers l’obligation d’obtenir préalablement l’autorisation des internautes pour tout envoi de publicité ciblée sur leurs comportements ou historiques de navigation.
La mise en application de ce type de décision pourrait, par ailleurs, avoir les conséquences d’un véritable tremblement de terre dans le monde de la publicité et du commerce en ligne. Plus d’info…